Biographie

Biographie

« Et faire de nos visages des masques pour déguiser nos cœurs » Macbeth (Acte III, Scène II) - Shakespeare

 

Je suis né sur une brocante, d’une famille franco-italienne (Naples) dont tous les membres sont "brocantiquaires". Dès l'enfance, j'ai été baigné dans la déco, l'histoire des objets et des gens qui les utilisent, l'amour de l'art ET l’artisanat. Puis, j’ai découvert les plaisirs inégalés de chanter, dessiner, déclamer. C’est finalement l’expression-même de la Créativité qui animait ma vie d’enfant et qui lui donne encore son sens aujourd’hui. Les premiers cours de théâtre au lycée m’ont ouvert un monde que je n’ai jamais quitté depuis, qui m’a nourri de son savoir et abreuvé de sa culture. J’ai dès lors cherché à me former à toutes les techniques et ses différentes Ecoles. Ayant travaillé sur scène, devant la caméra mais aussi derrière, en tant que réalisateur ou décorateur, j’aime l’art dans toutes ses expressions.

 

Optimiste, je suis très à l’aise avec l’idée du temps qui passe. Je n’ai pas peur de vieillir : c’est le jeu ! C’est pourquoi je profite de chaque instant, chaque projet, chaque rencontre, pour continuer à apprendre par tous les biais et faire vivre mes personnages comme si c’était eux qui m’incarnaient. J’aime oser. Oser dire OUI, à toute nouvelle expérience.

 

Je travaille dans mon jeu le rapport au rythme, aux humeurs, mais je suis aussi très influencé par le théâtre du geste et la danse (qui m’a apporté cette conscience subtile et pourtant omniprésente de la dimension corps/mouvement/espace, sur scène comme à la ville).

 

J’aime me dire pluri-disciplinaire, touche-à-tout, flexible et pro-actif. Varier les rôles, les registres et styles m’empêche de me reposer sur mes acquis pour toujours sortir de ma zone de confort. Je vais volontiers vers la difficulté.

 

Outre différentes écoles d’arts dramatiques, théâtres de quartiers et conservatoires régionaux qui m’ont enseigné des fondations solides, j’ai fait mes armes dans l’art du Clown, formé par les bons soins d’Alexandre Meynet, lui-même élève du célèbre Heinzi Lorenzen. Ont suivi stages, ateliers, formations de tous types (théâtre classique et contemporain, improvisation, comédie musicale, théâtre du masque, déambulation, texte en langue anglaise, cascades, combat d’épée…). Mais c’est devant la caméra, lors de tournages sauvages ou informels, que l’apprentissage méthodique et pourtant spontané de l’acting s’est progressivement formé : couleurs du jeu, émotions, sous-texte, conscience du cadre ; Depuis, l’acting face-caméra nourrit mon jeu au théâtre et vice versa. Pour répondre à une question qui m’est souvent posée, il n’y en a pas un que je préfère à l’autre, ils se complètent et c’est leur rendre hommage que de pratiquer ces deux disciplines si proches et pourtant assez éloignées que sont le théâtre et le cinéma.

 

Généreux mais avide de résultat, je demande beaucoup à mes personnages pour donner toujours plus aux porteurs de projets dont j’ai la confiance. L’écoute, la communication et la bienveillance sont indissociables avec ma manière de travailler. Pour le reste, je peux compter sur des facilités d’adaptation aux différentes méthodes de travail des metteurs-en-scènes. Enrichir leurs demandes en étant force de proposition me permet de toujours tirer le meilleur d’une collaboration.

 

Un mot sur l’ego : Ce petit monstre, connu pour être l’apanage des comédiens, est pour moi une projection de soi qui a son importance mais qui doit être sollicité à dose homéopathique, dompté, voire éradiqué si les circonstances l’exigent. Selon Lee Strasberg, « l’acteur doit avoir un ego assez grand pour reconnaître le travail qu’il doit faire par lui-même »*. C’est ce rapport ambivalent, à la fois outil précieux et épée de Damoclès que l’ego représente dans mon travail de l’acteur, et qui, selon moi, ne doit pas restreindre l’étendue infinie du jeu, nuire à son plaisir ou à son authenticité.

 

Vous semblez vous dire « Pourquoi cette longue bio ? Qui ira jusqu’au bout et lira cela ? Ce n’est pas la méthode la plus répandue, on dirait une lettre ouverte au président de la FICAM… »

 

J’estime que chacun a sa méthode, son credo, sa façon d’être, sa culture. Pour moi, c’est important pour tout porteur de projet d’avoir confiance en ses comédiens, de les connaître et les comprendre. C’est facile à mettre en place mais nous n’avons pas toujours l’occasion d’échanger sur qui nous sommes. L’industrie du cinéma (et du théâtre…) reste une industrie, avec tout ce que cela implique de formalités administratives, de notions capitalistes et d’enjeux de pouvoir. J’aime à penser – rêver? – que mon travail en tant qu’artiste vivant continuera toujours de m’apporter une certaine forme de bonheur, de par les nombreux plaisirs que j’en tire, et cela, que l’argent soit au rendez-vous ou pas.

 

Pour terminer, n’hésitez pas à parcourir mon site et mes expériences. Si vous cherchez un profil curieux, spontané et authentique, je serai heureux de vous aider à concrétiser votre projet en portant ce rôle pour vous.

 

 

*Lee StrasbergLe travail à l'Actors Studio, L'acteur et les autres, L'acteur et le metteur en scène - Gallimard, Extrait des pages 314-315